Journée européenne du radon

À l’occasion de la journée européenne du radon, le 7 novembre, date d’anniversaire de Marie-Curie, nous informons les entreprises de la nécessité d’évaluer les risques de contamination de leurs locaux par le radon. Saviez-vous que le radon est la 2ème cause de cancer du poumon en France, après le tabac ? C’est un cancérigène pulmonaire avéré.
Le radon est un gaz radioactif naturel, incolore et inodore, qui émane du sol, et plus particulièrement des zones granitiques. La région des Pays de La Loire est particulièrement impactée.
Depuis 2018, le radon est reconnu comme un risque professionnel, il doit être évalué. Le radon se concentre particulièrement dans les locaux se situant au rez-de-chaussée, au sous-sol, ainsi que dans certains lieux de travail spécifiques (caves, grottes souterraines…).
Le risque d’exposition augmente avec la concentration du radon et le temps passé dans les locaux. Il appartient à l’employeur de réduire ce risque afin d’assurer la sécurité des travailleurs et de protéger leur santé.

L’évaluation du risque du radon
L’évaluation du risque professionnel consiste à définir le risque de dépassement du niveau de référence de 300Bq/m3. Cette évaluation doit prendre en compte le type de lieu de travail :
• On recherche le potentiel radon lié à la situation géographique du lieu de travail sur la cartographie de l’ASNR.
• On note également les caractéristiques du bâtiment (présence de sous-sols, vide-sanitaires ou ventilation)
• On répertorie les activités professionnelles réalisées en sous-sol ou rez-de-chaussée.

Si le risque est identifié, des mesures atmosphériques de radon s’imposent, soit en interne, soit par des organismes spécialisés, avec des détecteurs de radon. Les résultats du mesurage doivent être intégrés dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP).
Si les mesurages donnent des valeurs supérieures à 300Bq/m3, l’employeur procède alors à la mise en place de mesures de réduction du risque radon et vérifie leur efficacité avec de nouvelles mesures. Cela peut passer par l’amélioration de la ventilation, de l’étanchéité au niveau de l’interface sol-bâtiment, le traitement du soubassement.

Les équipes pluridisciplinaires en santé au travail de l’AMEBAT se tiennent à votre disposition pour vous conseiller sur vos démarches de prévention.